Contrôle de la gestion du fonds de riposte et de solidarité contre les effets de la Covid-19 (Force Covid) Gestion 2020 et 2021, Cour des comptes du Sénégal, août 2022

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« Maintenir même en situation de crise les dispositifs institutionnels qui permettent de limiter les risques de mauvaise utilisation des ressources publiques ». Telle est l’une des grandes recommandations du think tank citoyen WATHI dans son Mataki sur les leçons de la crise de la Covid-19 en matière de gouvernance. Pour cela, il préconise de « renforcer les institutions dédiées au contrôle de l’utilisation des ressources publiques, telles que la Cour des Comptes, le Bureau du Vérificateur général, l’Auditeur général, les autorités de lutte contre la corruption (selon les pays), afin de garantir à leurs membres une autonomie d’action, une indépendance effective et l’accès des citoyens à tous les rapports officiels sur la gestion de toutes les institutions qui utilisent des ressources publiques, y compris les fonds alloués à l’institution présidentielle. »

Au Sénégal, le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du COVID-19 (FORCE-COVID-19) a enregistré des ressources d’un montant de 773,214 milliards FCFA provenant de l’appui des Partenaires au développement pour un montant de 651,006 milliards FCFA, du financement interne de l’Etat pour un montant de 102,25 milliards FCFA et de l’élan de solidarité des sénégalais pour 19,958 milliards FCFA.

Dans la gestion 2020 et 2021 et l’utilisation du Fonds FORCE COVID-19, la Cour des Comptes a relevé des irrégularités dans la gestion du fonds, des manquements au Code des Marchés publics de même que des retards dans les délais de livraison.

Ce rapport permet au moins d’entretenir le principe de la redevabilité des institutions publiques envers les citoyens en partageant les résultats d’un audit qui a pour objectif général de vérifier si les ressources mobilisées dans le cadre de la riposte contre la COVID-19 ont été utilisées conformément à la réglementation en vigueur et aux principes de bonne gestion.

Ce rapport signale avec suffisamment de preuves que la suppression de certaines opérations de contrôle dans la gestions des ressources publiques crée beaucoup d’irrégularités notamment les absences de pièces justificatives et les écarts entre les sommes déclarées et les montants réels dépensés. »

Choix de WATHI.

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