Imprimer cette page

Aucun pays ne doit avoir à choisir entre sauver des vies et rembourser des dettes

Les ministres des Finances et du Développement de 16 pays africains signent cet appel à doter l’Afrique de moyens pour amortir l’impact de la crise et amorcer une reprise rapide et vigoureuse.

La tribune est co-signée par les ministres des Finances et/ou les ministres du Développement des pays suivants : Angola, Cameroun, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Gambie, Ghana, Kenya, Mali, Namibie, Niger, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone et Tunisie.

Alors que la pandémie de Covid-19 frappe le monde entier, elle envoie en chute libre de nombreuses économies africaines qui enregistrent de très bons résultats depuis plusieurs années. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que la croissance mondiale se contractera de 3 %, et les pays développés seront les plus touchés, enregistrant une contraction deux fois supérieure (6,1 %). L’économie mondiale est en crise et des mesures audacieuses dans tous les secteurs sont nécessaires pour appuyer le retour à la croissance.

Ce ne sont pas seulement les économies africaines dans leur ensemble qui sont touchées par les conséquences de la pandémie, mais tous les secteurs productifs – y compris le tourisme qui fournit des recettes fiscales et des devises fortes à de nombreux pays et emploie des millions de personnes en Afrique -, souffrent. L’effondrement des prix des matières premières et des envois de fonds a encore aggravé la situation de nombreux pays dont les réserves s’épuisent rapidement.

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) prévoit que, dans toute l’Afrique, la croissance se contractera de 1,8 % en 2020 et environ 28 millions de personnes supplémentaires tomberont dans la pauvreté, tandis que le chômage augmentera encore de 40 %.

Les gouvernements ont besoin de liquidités et ils en ont besoin maintenant

Évaluer cet élément
(0 Votes)