{"id":779,"date":"2023-01-11T22:17:05","date_gmt":"2023-01-11T22:17:05","guid":{"rendered":"http:\/\/tdi_41_a33"},"modified":"2023-01-12T01:12:42","modified_gmt":"2023-01-12T01:12:42","slug":"lenovo-introduces-its-best-entertainment-tablets-yet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/rasa-africa.org\/fr\/2023\/01\/11\/lenovo-introduces-its-best-entertainment-tablets-yet\/","title":{"rendered":"Le retour de la Russie en Afrique : une menace pour l\u2019influence fran\u00e7aise sur le continent ?"},"content":{"rendered":"\n<p>D\u00e9j\u00e0 sanctionn\u00e9e lors de l\u2019annexion de la Crim\u00e9e en 2014, la Russie de Vladimir Poutine est, depuis l\u2019invasion de l\u2019Ukraine le 24 f\u00e9vrier 2022, confront\u00e9e \u00e0 un isolement croissant de la part des \u00c9tats occidentaux, Europe et \u00c9tats-Unis en t\u00eate. Dans ce contexte, coupl\u00e9 aux difficult\u00e9s financi\u00e8res li\u00e9es \u00e0 la pand\u00e9mie de Covid-19, Moscou cherche \u00e0 se repositionner sur le continent africain \u00e0 travers le renouvellement de partenariats initialement \u00e9tablis lors de la Guerre froide et la signature de nouveaux accords..<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Avec ses ressources naturelles abondantes et proches de l\u2019Europe, ses 54 voix \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies [\u2026], l\u2019Afrique est une ar\u00e8ne attractive pour la Russie au sein de laquelle elle peut poursuivre ses objectifs pour des co\u00fbts \u00e9conomiques et politiques limit\u00e9s \u00bb, estimaient, en mars 2022, les auteurs d\u2019un rapport du Tony Blair Institute for Global Change consacr\u00e9 aux sph\u00e8res d\u2019influence russes en Afrique. En t\u00e9moigne l\u2019abstention de 16 \u00c9tats africains lors du vote du 2 mars 2022 \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations unies de la r\u00e9solution exigeant le retrait des forces russes d\u2019Ukraine. La r\u00e9solution demande \u00e0 Moscou de retirer \u00ab imm\u00e9diatement, compl\u00e8tement et sans condition toutes ses forces militaires \u00bb d\u2019Ukraine et \u00ab condamne la d\u00e9cision de la Russie d\u2019accentuer la mise en alerte de ses forces nucl\u00e9aires \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-regular-font-size is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\" style=\"max-width:816px;margin-top:-64px;margin-bottom:-41px\">\n<p class=\"has-regular-font-size\"><em><strong>Marqueur du succ\u00e8s de la diplomatie russe en Afrique, le soutien de certains r\u00e9gimes africains \u00e0 l\u2019ONU illustre \u00e9galement la d\u00e9pendance aux c\u00e9r\u00e9ales russes de nombreux pays africains<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<p>Le 12 octobre 2022, l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019ONU a condamn\u00e9 \u00e0 une large majorit\u00e9 \u00ab la tentative d\u2019annexion ill\u00e9gale des r\u00e9gions ukrainiennes de Louhansk, de Donetsk, de Kherson et de Zaporijjia \u00bb \u00e0 la suite de \u00ab soi- disant r\u00e9f\u00e9rendums \u00bb jug\u00e9s \u00ab ill\u00e9gaux \u00bb. Le texte appelle \u00e0 ce qu\u2019aucun \u00c9tat ne reconnaisse ces annexions et r\u00e9clame le retrait imm\u00e9diat des troupes russes entr\u00e9es en Ukraine le 24 f\u00e9vrier. L\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des 193 \u00c9tats membres a adopt\u00e9 cette r\u00e9solution avec 143 voix pour, face \u00e0 cinq pays contre (Russie, Bi\u00e9lorussie, Syrie, Cor\u00e9e du Nord et Nicaragua) et 35 qui se sont abstenus. Le Nicaragua, qui subit des critiques toujours plus vives de la communaut\u00e9 internationale en mati\u00e8re de droits humains, s\u2019\u00e9tait abstenu lors du pr\u00e9c\u00e9dent vote en mars et a, cette fois-ci, fait un pas vers Moscou. Le choix de l\u2019abstention \u2013 la Chine, l\u2019Inde, le Pakistan et l\u2019Afrique du Sud figurent parmi les principaux pays qui ont refus\u00e9 de prendre une position claire \u2013 appara\u00eet comme une volont\u00e9 de ne pas froisser Moscou. \u00c0 l\u2019inverse, il peut traduire une prise de distance vis-\u00e0-vis de la strat\u00e9gie russe, comme pour l\u2019\u00c9rythr\u00e9e, qui avait soutenu la Russie en mars et s\u2019est, cette fois-ci, abstenue. Par rapport au vote de mars condamnant l\u2019invasion de l\u2019Ukraine, l\u2019opposition \u00e0 la Russie s\u2019est tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement renforc\u00e9e, avec trois nouvelles voix contre Moscou. Le Bangladesh, l\u2019Irak et le S\u00e9n\u00e9gal, qui s\u2019\u00e9taient abstenus en mars, ont condamn\u00e9 les actes russes. Le Br\u00e9sil et le Gabon ont \u00e9galement soutenu cette r\u00e9solution, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre abstenus sur ce m\u00eame texte, fin septembre, lors d\u2019un vote bloqu\u00e9 au Conseil de s\u00e9curit\u00e9 par un veto russe.<\/p>\n\n\n\n<p>Marqueur du succ\u00e8s de la diplomatie russe en Afrique, le soutien de certains r\u00e9gimes africains \u00e0 l\u2019ONU illustre \u00e9galement la d\u00e9pendance aux c\u00e9r\u00e9ales russes de nombreux pays africains. La d\u00e9cision prise par la Russie le 10 mars 2022 de suspendre ses exportations agricoles \u2013 en r\u00e9ponse aux sanctions occidentales \u2013 ne sera en effet pas sans cons\u00e9quences pour le continent africain, d\u00e9j\u00e0 durement affect\u00e9 par les cons\u00e9quences du changement climatique, les conflits et la Covid-19.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"600\" height=\"638\" src=\"https:\/\/rasa-africa.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/cdw-retour-de-la-Russie-en-Afrique-600x638-3.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-837\" srcset=\"https:\/\/rasa-africa.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/cdw-retour-de-la-Russie-en-Afrique-600x638-3.png 600w, https:\/\/rasa-africa.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/cdw-retour-de-la-Russie-en-Afrique-600x638-3-282x300.png 282w, https:\/\/rasa-africa.org\/fr\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/cdw-retour-de-la-Russie-en-Afrique-600x638-3-395x420.png 395w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Le retour progressif de la Russie sur le continent africain, une n\u00e9cessit\u00e9 face \u00e0 la crise financi\u00e8re de 2008 et aux sanctions occidentales impos\u00e9es depuis 2014<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1970-1980, le continent africain devient un th\u00e9\u00e2tre significatif, bien que p\u00e9riph\u00e9rique, de l\u2019affrontement est-ouest. Le Kremlin tente alors de promouvoir son influence en Somalie, puis en \u00c9thiopie, avant de se tourner vers l\u2019Afrique australe \u00e0 la faveur du d\u00e9mant\u00e8lement de l\u2019empire portugais et du d\u00e9clenchement de la lutte antiapartheid. L\u2019engagement sovi\u00e9tique est particuli\u00e8rement fort en Angola, o\u00f9 plus de dix mille militaires sont envoy\u00e9s en mission \u00e0 partir de 1975. Confront\u00e9 \u00e0 une guerre civile d\u00e8s le d\u00e9part de la puissance coloniale portugaise, l\u2019Angola devient un terrain de bataille \u00e0 distance entre le bloc communiste \u2013 qui soutient le Mouvement populaire de lib\u00e9ration de l\u2019Angola (MPLA) \u2013 et celui des \u00c9tats-Unis et de leurs alli\u00e9s \u2013 qui appuient l\u2019Union nationale pour l\u2019ind\u00e9pendance totale de l\u2019Angola (Unita). Ce conflit durera 27 ans et fera pr\u00e8s d\u2019un million de morts et quatre millions de d\u00e9plac\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Vers la fin du mandat de Dmitri Medvedev (2008-2012), la politique africaine de la Russie commence \u00e0 s\u2019institutionnaliser. Ainsi, en mars 2011, le pr\u00e9sident russe nomme un repr\u00e9sentant sp\u00e9cial pour la coop\u00e9ration avec l\u2019Afrique<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, dans le cadre de la normalisation des rapports avec l\u2019Occident initi\u00e9e au milieu des ann\u00e9es 1980, l\u2019Afrique est la r\u00e9gion du monde o\u00f9 le retrait d\u00e9cid\u00e9 par Mikha\u00efl Gorbatchev est le plus rapide et le plus visible. Apr\u00e8s l\u2019effondrement de l\u2019URSS, les dirigeants russes \u2013 \u00e0 l\u2019instar de Boris Eltsine \u2013 consid\u00e8rent que le continent africain est source d\u2019aventures g\u00e9opolitiques co\u00fbteuses et pr\u00e9f\u00e8rent concentrer leurs efforts sur les transformations internes \u00e0 la Russie. Ils d\u00e9cident en cons\u00e9quence de la fermeture de neuf ambassades, de quatre consulats et de treize centres culturels d\u00e8s 1992. En 1993, les \u00e9changes commerciaux avec l\u2019Afrique repr\u00e9sentent moins de 2 % du commerce ext\u00e9rieur du pays. Paradoxalement, le retrait sovi\u00e9tique survient alors que de nombreux acteurs internationaux, tant politiques qu\u2019\u00e9conomiques, commencent \u00e0 s\u2019implanter sur le continent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les premiers signes d\u2019un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019Afrique remontent au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 et co\u00efncident avec l\u2019arriv\u00e9e au pouvoir de Vladimir Poutine. Lors de sa visite officielle en Russie en 2001, le pr\u00e9sident alg\u00e9rien Bouteflika signe une d\u00e9claration de partenariat strat\u00e9gique \u2013 le premier trait\u00e9 de ce type sign\u00e9 par la Russie avec un \u00c9tat africain. En 2006, apr\u00e8s trente ans sans visite d\u2019un dirigeant russe important en Alg\u00e9rie, Vladimir Poutine signe un accord avec ce pays et annule sa dette (estim\u00e9e \u00e0 4,7 milliards de dollars) contre la signature d\u2019un contrat d\u2019armement d\u2019un montant de 7,5 milliards de dollars. La m\u00eame strat\u00e9gie est adopt\u00e9e vis-\u00e0-vis de la Libye en 2008 : la Russie annonce l\u2019annulation d\u2019une dette de plus de 4 milliards de dollars contre un contrat ferroviaire de grande ampleur et des facilit\u00e9s d\u2019installation pour Gazprom. L\u2019influence de Moscou en Libye restera constante, voire croissante, et explique l\u2019implication de la Russie dans le conflit libyen actuel et la pr\u00e9sence d\u2019op\u00e9rateurs de la soci\u00e9t\u00e9 militaire priv\u00e9e Wagner, fond\u00e9e par l\u2019oligarque russe Evgueni Prigojine. Au plus fort de la bataille de Tripoli en 2019, le nombre de mercenaires russes aurait oscill\u00e9 entre 1 000 et 2 000. En janvier 2020, Wagner aurait en sus envoy\u00e9 entre 1 000 et 3 000 mercenaires syriens pro r\u00e9gime, recrut\u00e9s, convoy\u00e9s et r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s par ses soins. La Libye repr\u00e9sente, aux yeux de Moscou, une porte d\u2019entr\u00e9e sur le continent africain, lui permettant de p\u00e9renniser sa pr\u00e9sence au Soudan, au Mozambique, en Centrafrique ou \u00e0 Madagascar.<\/p>\n\n\n\n<p>Vers la fin du mandat de Dmitri Medvedev (2008-2012), la politique africaine de la Russie commence \u00e0 s\u2019institutionnaliser. Ainsi, en mars 2011, le pr\u00e9sident russe nomme un repr\u00e9sentant sp\u00e9cial pour la coop\u00e9ration avec l\u2019Afrique. Les liens commerciaux entre la Russie et l\u2019Afrique se d\u00e9veloppent rapidement, le volume des \u00e9changes bilat\u00e9raux passant de 9,9 milliards de dollars en 2013 \u00e0 pr\u00e8s de 20 milliards en 2018 selon le service des douanes russes.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour pallier les effets des sanctions impos\u00e9es suite \u00e0 l\u2019annexion de la Crim\u00e9e en 2014, la Russie s\u2019investit de plus en plus en Afrique. En \u00c9gypte par exemple, la Russie profite du d\u00e9sengagement am\u00e9ricain cons\u00e9cutif aux printemps arabes pour se rapprocher du pr\u00e9sident Al-Sissi \u00e9lu en 2014 et signer un contrat d\u2019armement de 3,5 milliards de dollars. D\u2019autres accords viennent ensuite lier les deux \u00c9tats : trait\u00e9s de coop\u00e9ration militaires (fourniture d\u2019armement et formation), accord pour la construction de la premi\u00e8re centrale nucl\u00e9aire \u00e9gyptienne, exportations de c\u00e9r\u00e9ales, etc. En 2019, les deux pays signent un contrat, qui pr\u00e9voit la livraison d\u2019avions de combat russes Su-35 \u00e0 l\u2019\u00c9gypte. Les \u00c9tats-Unis mettent alors en garde leur partenaire \u00e9gyptien et agitent la menace de sanctions, au titre de la loi Caatsa, qui permet de sanctionner toute entit\u00e9 faisant affaire avec l\u2019industrie russe de l\u2019armement.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019Afrique du Nord (Alg\u00e9rie, Libye et \u00c9gypte notamment) constitue bien le point d\u2019entr\u00e9e de la Russie sur le continent, elle n\u2019est plus aujourd\u2019hui le seul point d\u2019ancrage de Moscou en Afrique. L\u2019\u00e9tude de la pr\u00e9sence russe en R\u00e9publique centrafricaine, \u00e0 Madagascar, en Angola et au Soudan t\u00e9moigne de l\u2019\u00e9volution de la strat\u00e9gie de la Russie en Afrique. Depuis 2017, l\u2019accent est mis sur l\u2019approfondissement de la coop\u00e9ration s\u00e9curitaire d\u2019une part, par la signature d\u2019accords de d\u00e9fense et le d\u00e9ploiement de soci\u00e9t\u00e9s militaires priv\u00e9es, et sur l\u2019influence m\u00e9diatique d\u2019autre part. Cette formule s\u2019av\u00e8re particuli\u00e8rement attractive pour un certain nombre de r\u00e9gimes africains souhaitant se maintenir au pouvoir. Des accords conclus avec le Mozambique et le Soudan ont par exemple pour objet de faciliter l\u2019entr\u00e9e de navires militaires russes dans les ports des deux pays. Deux accords avec la R\u00e9publique centrafricaine et le Soudan pr\u00e9voient m\u00eame une coop\u00e9ration renforc\u00e9e allant jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019une repr\u00e9sentation du minist\u00e8re russe de la D\u00e9fense au sein des structures homologues du pays signataire. Au fil des ann\u00e9es, la Russie a r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019imposer comme un acteur central sur le continent, en offrant notamment une assistance en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 moins exigeante que l\u2019Occident (droits humains et gouvernance). Moscou a ainsi fourni 28 % des armes aux pays d\u2019Afrique subsaharienne entre 2008 et 2017, devant la Chine (24 %), l\u2019Ukraine (8,3 %) et les \u00c9tats-Unis (7,1 %). Il est int\u00e9ressant de souligner que la Chine comme la Russie n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 vendre des armes \u00e0 des pays sous embargo, comme le Soudan et le Sud-Soudan, contribuant ainsi \u00e0 alimenter les conflits africains.<\/p>\n\n\n\n<p>A contrario, Moscou a souhait\u00e9 s\u2019associer en 2008 \u00e0 l\u2019op\u00e9ration militaire de l\u2019Union europ\u00e9enne au Tchad et en R\u00e9publique centrafricaine (op\u00e9ration Eufor Tchad\/RCA). Devant les violences constat\u00e9es dans la r\u00e9gion du Darfour, le Conseil de l\u2019Union europ\u00e9enne a adopt\u00e9 le 15 octobre 2007 une action commune pr\u00e9voyant une op\u00e9ration militaire de transition au Tchad et en R\u00e9publique centrafricaine. Lanc\u00e9e le 28 janvier 2008, l\u2019op\u00e9ration Eufor Tchad\/RCA a pour objectifs d\u2019am\u00e9liorer la s\u00e9curit\u00e9 dans l\u2019est du Tchad et dans le nord-est de la R\u00e9publique centrafricaine, de contribuer \u00e0 la protection des r\u00e9fugi\u00e9s et des personnes d\u00e9plac\u00e9es et de faciliter l\u2019acheminement de l\u2019aide humanitaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La Russie cherche n\u00e9anmoins \u00e0 diversifier la structure de ses \u00e9changes en privil\u00e9giant les secteurs de haute technologie. Elle se positionne par exemple sur le march\u00e9 des lancements de satellites, pour le compte de l\u2019Angola, en 2017, mais aussi de la Tunisie, \u00e0 partir de 2020. Dans le domaine du nucl\u00e9aire civil, Rosatom a multipli\u00e9 les accords avec des pays primo-acc\u00e9dants sur la mise en place de fili\u00e8res, par exemple en Zambie, au Soudan ou au Rwanda. La Russie est \u00e9galement tr\u00e8s active dans le domaine de la coop\u00e9ration sanitaire, en t\u00e9moigne l\u2019organisation de campagnes de vaccination contre le virus Ebola ou l\u2019exportation de traitements contre la Covid-19.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le sommet de Sotchi en 2019, la cons\u00e9cration du retour de la Russie en Afrique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le premier sommet Russie-Afrique, qui a r\u00e9uni \u00e0 Sotchi en octobre 2019 une quarantaine de chefs d\u2019\u00c9tat africains, a \u00e9t\u00e9 per\u00e7u en Occident comme la cons\u00e9cration du retour de Moscou sur le continent africain. Ce sommet s\u2019est conclu par la proclamation d\u2019objectifs ambitieux (doublement des \u00e9changes commerciaux d\u2019ici \u00e0 2024) et la signature de plusieurs trait\u00e9s bilat\u00e9raux. La d\u00e9claration finale fait \u00e9tat de \u00ab 92 accords, contrats et protocoles d\u2019accord [\u2026] d\u2019une valeur totale de 1 400 milliards de roubles \u00bb. Afin de se d\u00e9marquer de la Chine, accus\u00e9e d\u2019entra\u00eener l\u2019Afrique dans le surendettement, Moscou met en avant sa politique d\u2019effacement de la dette, h\u00e9rit\u00e9e de l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique, et sa volont\u00e9 de fonder une coop\u00e9ration \u00e9quilibr\u00e9e, respectueuse de la souverainet\u00e9 des \u00c9tats africains.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours des cinq derni\u00e8res ann\u00e9es, la Russie a ainsi sign\u00e9 des accords avec une vingtaine de pays, les plus r\u00e9cents \u00e9tant ceux avec le Mali (juin 2019), la R\u00e9publique du Congo (mai 2019) et Madagascar (octobre 2018). Ces accords pr\u00e9voient la formation d\u2019officiers \u00e0 Moscou \u2013 levier traditionnel d\u2019influence russe en Afrique \u2013, la livraison de mat\u00e9riels militaires ou la maintenance d\u2019\u00e9quipements d\u00e9j\u00e0 en dotation, des exercices communs, la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime \u2013 ces composantes variant en fonction de la situation des pays et de leurs pr\u00e9occupations. Si l\u2019ouverture de bases militaires permanentes en Afrique n\u2019est pas \u00e0 l\u2019ordre du jour, la Russie relance en mars 2022 un projet de base navale au Soudan, qui lui offrirait un acc\u00e8s strat\u00e9gique \u00e0 la mer Rouge. Ce projet, qui devait permettre d\u2019accueillir 300 hommes et jusqu\u2019\u00e0 quatre navires de guerre, remonte en r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 2017 mais il a \u00e9t\u00e9 suspendu suite \u00e0 la chute d\u2019Omar El-B\u00e9chir en 2019. Le coup d\u2019\u00c9tat du g\u00e9n\u00e9ral Al-Burhane en octobre 2021 et le retour au pouvoir d\u2019une junte militaire ont rebattu les cartes, recr\u00e9ant des conditions favorables \u00e0 une coop\u00e9ration renforc\u00e9e avec la Russie. D\u00e9j\u00e0 oppos\u00e9s \u00e0 l\u2019implantation de la Russie \u00e0 Djibouti, les \u00c9tats-Unis s\u2019inqui\u00e8tent de la perspective d\u2019ouverture d\u2019une base navale russe au Soudan. Les monarchies arabes du Golfe, \u00e9galement tr\u00e8s actives dans la Corne de l\u2019Afrique, jouent aussi de leur influence pour limiter l\u2019implantation de la Russie dans la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p>Outre le volet militaro-s\u00e9curitaire, le plus grand succ\u00e8s de la Russie en Afrique est d\u2019avoir am\u00e9lior\u00e9 la perception de son r\u00f4le et de son influence m\u00e9diatique et informationnelle par le biais d\u2019op\u00e9rations de d\u00e9sinformation. La BBC a par exemple enqu\u00eat\u00e9 sur des ing\u00e9rences russes lors des \u00e9lections malgaches et ainsi identifi\u00e9 des proc\u00e9d\u00e9s similaires \u00e0 ceux employ\u00e9s lors du Brexit ou des \u00e9lections pr\u00e9sidentielles am\u00e9ricaines de 2016. Cette politique de d\u00e9sinformation s\u2019appuie notamment sur certains m\u00e9dias d\u2019\u00c9tat comme RT et Sputnik, qui sont parvenus \u00e0 s\u2019imposer comme des sources \u00e0 l\u2019audience significative dans de nombreux pays. Leur ligne \u00e9ditoriale insiste sur l\u2019absence de pass\u00e9 colonial russe en Afrique et sur une coop\u00e9ration pragmatique sans contreparties en termes de gouvernance interne et de d\u00e9mocratisation.<\/p>\n\n\n\n<p>La Russie, qui m\u00e8ne en Afrique une \u00ab guerre hybride \u00bb alliant moyens conventionnels et non-conventionnels, est de nouveau consid\u00e9r\u00e9e comme un acteur capable d\u2019offrir \u00e0 ses partenaires africains une coop\u00e9ration \u00e9conomique et s\u00e9curitaire. Moscou est aujourd\u2019hui susceptible de repr\u00e9senter une \u00ab troisi\u00e8me voie \u00bb diplomatique entre les Occidentaux \u2013 g\u00e9n\u00e9ralement per\u00e7us comme intrusifs sur la question des droits humains \u2013 et les Chinois \u2013 dont beaucoup dans la r\u00e9gion souhaiteraient desserrer l\u2019\u00e9treinte. En novembre 2018, 37 des 55 pays de l\u2019Union africaine avaient d\u00e9j\u00e0 sign\u00e9 un accord BRI (Belt and Road Initiative) avec la Chine.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019Afrique, un nouvel espace majeur de comp\u00e9tition strat\u00e9gique<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>De nouveau per\u00e7ue comme un espace majeur de comp\u00e9tition, l\u2019Afrique aiguise l\u2019app\u00e9tit des grandes puissances non europ\u00e9ennes comme les \u00c9tats-Unis, la Chine et la Russie, qui cherchent \u00e0 s\u00e9curiser l\u2019acc\u00e8s aux ressources strat\u00e9giques n\u00e9cessaires \u00e0 leur croissance \u00e9conomique. Ces puissances investissent le continent africain par le biais de financements et d\u2019accords diplomatiques, la construction de bases logistiques et l\u2019exercice de leur soft power. Les trois \u00c9tats s\u2019engagent activement sur la voie de la coop\u00e9ration militaire, par le biais de ventes d\u2019armes, mais aussi de formations et d\u2019exercices conjoints avec leurs partenaires africains. Ils y conduisent \u00e9galement des op\u00e9rations militaires, significatives et coercitives pour ce qui est des \u00c9tats-Unis, avant tout engag\u00e9s en Afrique au titre du contre-terrorisme. Dans la strat\u00e9gie africaine de la Maison-Blanche, pr\u00e9sent\u00e9e en d\u00e9cembre 2018, deux objectifs sont clairement identifi\u00e9s : \u00ab contrer la menace du terrorisme radical islamique et les conflits violents \u00bb et \u00ab contr\u00f4ler ou contenir les pr\u00e9sences chinoises et russes \u00bb. Washington est aujourd\u2019hui engag\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du continent dans trois conflits : en Somalie, au Sahel et en Libye. L\u2019intervention militaire am\u00e9ricaine, qualifi\u00e9e de light footprint depuis l\u2019\u00e8re Obama, repose essentiellement sur l\u2019utilisation de drones et de forces sp\u00e9ciales. La Chine se concentre pour sa part sur les op\u00e9rations de maintien de la paix, l\u2019\u00e9vacuation de ses ressortissants en cas de crise et les op\u00e9rations maritimes. L\u2019assistance militaire chinoise est essentiellement attribu\u00e9e \u00e0 des pays o\u00f9 la Chine dispose d\u2019int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques, comme en Angola, en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo ou au Zimbabwe. Les discours r\u00e9cents de Xi Jinping et l\u2019organisation de sommets sino-africains illustrent bien l\u2019\u00e9volution de la perception chinoise, qui associe d\u00e9sormais \u00e9troitement d\u00e9veloppement et s\u00e9curit\u00e9. Si les \u00c9tats-Unis demeurent l\u2019acteur dominant en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 sur le continent, un ph\u00e9nom\u00e8ne de rattrapage est en cours en faveur d\u2019une influence grandissante de la Chine et de la Russie m\u00eame si Moscou dispose de toute \u00e9vidence de moins de ressources \u00e0 d\u00e9dier \u00e0 ses partenaires africains que P\u00e9kin ou Washington.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Face \u00e0 la Chine et \u00e0 la Russie, quelle place pour la France sur l\u2019\u00e9chiquier africain ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si initialement le retour de la pr\u00e9sence russe \u2013 essentiellement dans les secteurs miniers et \u00e9nerg\u00e9tiques \u2013, n\u2019avait pas suscit\u00e9 de pr\u00e9occupation particuli\u00e8re en Occident, puisqu\u2019elle s\u2019inscrivait dans l\u2019ouverture \u00e9conomique du continent sur le monde, le changement de paradigme strat\u00e9gique et s\u00e9curitaire modifie ces perspectives.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019effet de rattrapage cons\u00e9cutif \u00e0 l\u2019effacement de l\u2019URSS dans les ann\u00e9es 1990 tend \u00e0 s\u2019\u00e9puiser. L\u2019empreinte strat\u00e9gique de la Russie en Afrique ne devrait en cons\u00e9quence plus augmenter de mani\u00e8re notable d\u2019autant que le continent africain demeure, aux yeux de Moscou, un th\u00e9\u00e2tre p\u00e9riph\u00e9rique. L\u2019Afrique figure en dernier dans l\u2019ordre des priorit\u00e9s r\u00e9gionales d\u00e9fini par le Concept de politique \u00e9trang\u00e8re ent\u00e9rin\u00e9 en novembre 2016 ce qui peut expliquer l\u2019usage quasi exclusif de mercenaires sur le terrain. La nouvelle doctrine de politique \u00e9trang\u00e8re, approuv\u00e9e par Vladimir Poutine le 5 septembre 2022, est fond\u00e9e sur le concept de \u00ab monde russe \u00bb, notion utilis\u00e9e par des id\u00e9ologues conservateurs pour justifier d\u2019interventions \u00e0 l\u2019\u00e9tranger pour soutenir les populations russophones. Dans ce document, il est indiqu\u00e9 que la Russie doit accro\u00eetre sa coop\u00e9ration avec les pays slaves, la Chine et l\u2019Inde, et doit renforcer ses liens avec le Moyen-Orient, l\u2019Am\u00e9rique latine et l\u2019Afrique. Le continent africain, bien que mentionn\u00e9, n\u2019est donc pas \u00e9rig\u00e9 en priorit\u00e9 pour Moscou, qui choisit de concentrer l\u2019essentiel de ses moyens sur le \u00ab monde russe \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Soumise \u00e0 la concurrence de nouveaux partenaires comme la Chine, la Turquie ou l\u2019Inde mais aussi des partenaires historiques \u2013 \u00e0 l\u2019instar de la France \u2013 la Russie semble aujourd\u2019hui disposer de moyens limit\u00e9s. Ses capacit\u00e9s financi\u00e8res et son influence \u00e9conomique subissent en outre les effets des sanctions impos\u00e9es depuis 2014. Son approche combinant coop\u00e9ration militaire et influence m\u00e9diatique est cependant peu co\u00fbteuse et permet d\u2019avoir un maximum d\u2019impact en engageant un minimum de moyens. Depuis plusieurs ann\u00e9es, la Russie appara\u00eet sur de nouveaux terrains lorsque l\u2019opportunit\u00e9 s\u2019y pr\u00e9sente, par exemple en s\u2019engouffrant dans le vide laiss\u00e9 par la chute de Mouammar Kadhafi en Libye en 2011, le d\u00e9sengagement de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise en R\u00e9publique centrafricaine en 2016 puis au Mali en 2022. Afin de retrouver son rang international perdu avec la chute de l\u2019URSS, Moscou exploite les failles susceptibles de d\u00e9stabiliser ou d\u2019affaiblir les alliances des pays occidentaux.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2019influence fran\u00e7aise en Afrique est ainsi directement concurrenc\u00e9e par la mont\u00e9e en puissance de ces nouveaux acteurs. Apr\u00e8s une d\u00e9cennie de pr\u00e9sence militaire fran\u00e7aise au Mali, le pays est d\u00e9sormais per\u00e7u comme la plate-forme russe de d\u00e9stabilisation r\u00e9gionale tandis que le Niger et la C\u00f4te d\u2019Ivoire, deux \u00c9tats proches de la France, sont r\u00e9guli\u00e8rement la cible d\u2019attaques par les r\u00e9seaux d\u2019influence prorusses. \u00c0 travers ces r\u00e9seaux, est relay\u00e9 le discours selon lequel la France soutiendrait des r\u00e9gimes ill\u00e9gitimes et corrompus, tels que la famille Gnassingb\u00e9 au pouvoir au Togo depuis 1967 ou la famille D\u00e9by au Tchad. Moscou alimente, via les r\u00e9seaux sociaux notamment, les ressentiments anti-fran\u00e7ais qui couvent depuis les ind\u00e9pendances et s\u2019expriment de plus en plus r\u00e9guli\u00e8rement en Afrique de l\u2019Ouest, comme l\u2019illustrent les r\u00e9centes manifestations organis\u00e9es \u00e0 Dakar (mars 2021), Niamey et Ouagadougou (septembre 2022). Un convoi militaire de Barkhane avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 bloqu\u00e9 et caillass\u00e9 au Burkina Faso puis au Niger fin novembre 2021.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis de nombreuses ann\u00e9es, la France red\u00e9finit ses liens avec ses partenaires africains, le renouveau de la comp\u00e9tition strat\u00e9gique remet en question l\u2019influence de Paris sur le continent. En visitant le Cameroun, le B\u00e9nin et la Guin\u00e9e-Bissau en juillet 2022, Emmanuel Macron entend \u00ab adresser un signal de priorit\u00e9 politique accord\u00e9e au continent africain \u00bb, selon l\u2019\u00c9lys\u00e9e. Ce d\u00e9placement de quatre jours a permis au pr\u00e9sident fran\u00e7ais de r\u00e9affirmer son \u00ab engagement dans la d\u00e9marche de renouvellement de la relation de la France avec le continent africain \u00bb. En plus des dossiers agroalimentaires aiguis\u00e9s par la crise ukrainienne, l\u2019enjeu pour le chef de l\u2019\u00c9tat est de repenser la pr\u00e9sence militaire fran\u00e7aise sur le continent apr\u00e8s le d\u00e9part du Mali.<\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9flexion sur la r\u00e9articulation des bases militaires fran\u00e7aises s\u2019int\u00e8gre ainsi dans une plus ample r\u00e9vision de la diplomatie d\u2019influence sur le continent, actuellement conduite par le Quai d\u2019Orsay. Dans ce contexte, la France poursuit sa politique visant \u00e0 \u00e9largir sa palette d\u2019outils de gestion de crise en int\u00e9grant des mesures plus larges que le volet s\u00e9curitaire, visant essentiellement l\u2019\u00e9conomie, l\u2019\u00e9ducation et la sant\u00e9 afin de tarir progressivement les sources de recrutement des groupes arm\u00e9s. Le terrorisme constitue aujourd\u2019hui la principale menace pour les ressortissants fran\u00e7ais pr\u00e9sents en Afrique et pour les int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques de l\u2019hexagone sur le continent. Si le mod\u00e8le des op\u00e9rations ext\u00e9rieures a largement domin\u00e9 les trois derni\u00e8res d\u00e9cennies d\u2019engagement militaire fran\u00e7ais en Afrique, la fin de l\u2019op\u00e9ration Barkhane au Mali offre \u00e0 la France l\u2019opportunit\u00e9 de repenser l\u2019architecture r\u00e9gionale de s\u00e9curit\u00e9 et de clarifier la finalit\u00e9 de son dispositif militaire sur le continent.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Source image :&nbsp;<a href=\"https:\/\/ihedn.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/ihedn.fr\/<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"javascript:void(0)\"><\/a><a href=\"javascript:void(0)\"><\/a><a href=\"javascript:void(0)\"><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9j\u00e0 sanctionn\u00e9e lors de l\u2019annexion de la Crim\u00e9e en 2014, la Russie de Vladimir Poutine est, depuis l\u2019invasion de l\u2019Ukraine le 24 f\u00e9vrier 2022, confront\u00e9e \u00e0 un isolement croissant de la part des \u00c9tats occidentaux, Europe et \u00c9tats-Unis en t\u00eate. 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