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« Pourquoi l’Afrique francophone est-elle en retard ?

Il est observé que la majorité des investisseurs/ entreprises et financiers du secteur sont originaires de pays anglophones ; la barrière de la langue est une réalité car le secteur technologique est principalement dominé par la langue anglaise. La taille de la population (marchés plus petits) joue également un rôle et le fait que la plupart des ressources des startups (incubateurs et accélérateurs régionaux, laboratoires, conférences) se trouvent dans la région anglophone. Couplé à ces facteurs, il y a aussi l’inexistence de l’environnement réglementaire, la fragilité du climat des affaires, le manque d’infrastructures, la faiblesse de la culture d’entreprise et les problèmes de gouvernance en Afrique francophone qui se sont avérés de nature à entraver les investissements et la confiance des investisseurs dans la région.

En conséquence, il existe encore un manque de soutien pour les entreprises en démarrage dans la zone francophone. Et parce qu’il n’y a pas un réseau solide d’accélérateurs et d’incubateurs, les investisseurs internationaux rencontrent des difficultés à trouver un point d’entrée dans la région qui puisse les connecter à un pipeline de transactions potentielles. »

Auteur : Alphonse Ibi Kouagou

Organisation affiliée : Groupe de la Banque Mondiale


Wathinote Débat.
https://www.wathi.org/lentrepreneuriat-des-jeunes-en-afrique-groupe-de-la-banque-mondiale-avril-2022