Importation de viandes rouges : l’Algérie fait perdre à l’Espagne 5 millions d’euros par mois

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La position de Madrid sur la question du Sahara occidental commence à peser lourd sur l’économie espagnole. Plusieurs créneaux d’exportation commencent à subir des pertes, notamment ceux de la viande rouge.

La position de Madrid sur la question du Sahara occidental commence à peser lourd sur l’économie espagnole. Plusieurs créneaux d’exportation commencent à subir des pertes, notamment ceux de la viande rouge.

Selon le directeur des professionnels espagnols du secteur de la production de viande rouge, Javier Lopez, environ 5 millions d’euros de pertes sont enregistrées chaque mois uniquement pour le secteur de la viande rouge. « Ces pertes sont liées au renoncement de l’Algérie au marché espagnol de la viande bovine, en raison du changement de position de notre pays vis-à-vis du Sahara Occidental », a-t-il expliqué sur les médias espagnols.

Pour Lopez, l’Algérie était la première destination de viandes espagnoles exportées à l’étranger. Il a évoqué, à ce propos, « une situation compliquée », dans le secteur de la viande rouge en Espagne. « L’Algérie était notre première destination pour les exportations de viande avec environ 20 000 tonnes. Mais les exportations vers ce pays ont été considérablement réduites », a-t-il regretté.

Les autorités algériennes ne délivrent plus de licences d’importation

Par ailleurs, le directeur des professionnels espagnols du secteur de la viande a indiqué que cette rupture des échanges commerciaux entre son pays et l’Algérie, est davantage ressentie dans les exportations d’animaux vivants.

« Dans le cas d’animaux vivants, c’est plus grave. L’année dernière, nous avons exporté près de 30 000 animaux et cette année très peu », a-t-il avancé, ajoutant qu’il y a un mois et demi, « la production pour l’exportation était pratiquement tombée à zéro ».

A ce sujet, Lopez révèle que la raison de cette chute des exportations est due au fait que les autorités algériennes ne délivrent plus de licences d’importation pour la viande ou les animaux vivants espagnols.

Pour le responsable espagnol, ceux qui supportent ces pertes sont les propriétaires de fermes et les opérateurs commerciaux du secteur.

Il est à noter que les agriculteurs ibériques ont dû baisser de 20 à 30 euros le prix du bétail sur le marché intérieur du fait de la fermeture du marché algérien à leurs produits, selon les médias. Selon les statistiques, l’Algérie représente un des premiers marchés du bœuf espagnol en achetant quelque 20 000 tonnes par an, suivi par la Libye et le Liban.

Source: Le Maghreb émergent