Internet en Afrique : progrès et potentiel

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En 2010, le taux moyen de pénétration d’Internet n’atteignait que 9,3 % sur le continent africain. Des pays comme le Maroc, les Seychelles et la Tunisie étaient alors des exceptions avec respectivement 52, 41 et 37 % de la population classée comme internautes. Au total, 35 pays avaient un taux de pénétration inférieur à 10 % à l’époque. Le Niger, l’Éthiopie, la RDC, l’Érythrée et la Sierra Leone se situaient même sous la barre des 1 %.

Comme le montre l’analyse de Statista, se basant sur des données de la Banque mondiale, des développements significatifs en matière d’utilisation d’Internet ont eu lieu entre 2010 et 2020 , du moins pour une grande partie du continent.

La plus forte augmentation relative a été observée en Éthiopie, qui est passée d’à peine 0,8 % à 25,0 %, soit une augmentation de plus de 3 200 %. Des progrès tout aussi spectaculaires ont été réalisés dans d’autres pays qui avaient des taux très faibles en 2010, comme la Sierra Leone, la Guinée et la RDC – pour n’en citer que quelques-uns.

Bien que des progrès soient clairement visibles, il est également évident qu’il reste encore du chemin à parcourir. Alors qu’aucun pays n’affiche plus un taux inférieur à 1 %, et seulement sept sont inférieurs à 10 %, le taux moyen n’est toujours que de 31,7.

Sur l’échelle mondiale, le fossé numérique entre l’Afrique et le reste du monde reste encore marqué, le taux le plus proche étant celui de l’Asie du Sud-Est avec 35,3 %. Toutefois, ces chiffres restent de bon augure pour le développement d’Internet sur un continent où la majorité des habitants a moins de 20 ans et où la jeunesse est de plus en plus connectée.

Le dernier rapport du RASA a traité la question de la souveraineté numérique sur tout un chapitres: quelques extraits

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