«Il ne faut pas que l’on se confine dans une approche simpliste de pour ou contre l’Ape», Dr Cheikh Tidiane Dièye

0
190

Le 10 juillet 2014, la 45ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) tenue à Accra a approuvé officiellement l’Accord de partenariat économique paraphé et a ouvert la voie vers la signature, la ratification et la mise en œuvre de l’Ape. Sur ce, le Centre africain pour le commerce et l’intégration de développement d’Enda, en partenariat avec Osiwa (Open society initiative for West Africa), a ouvert, hier, un dialogue axé sur le thème : «L’Accord de partenariat économique, les politiques sectorielles régionales et le développement en Afrique de l’Ouest : menace ou opportunité», afin de faciliter une compréhension commune du contenu et des engagements pris dans l’Ape. L’objectif de ce dialogue est de créer un espace multi-acteurs d’échange ouvert et inclusif sur les opportunités et menaces de l’Ape.

Selon Cheikh Tidiane Dièye, directeur Enda Cacid, par ailleurs membre du Comité régional de négociation de l’Ape, «même si une certaine frange de la société civile n’est pas d’accord sur les Ape, il ne faut pas que l’on se confine dans une approche juste simpliste du pour ou contre l’Ape». Pour lui, «c’est un débat que l’on doit poser en intellectuel pour le dialogue et la concertation. Parce que, le plus important est de questionner notre stratégie de développement et vision de l’intégration afin de voir en quoi cet accord nous permet d’avancer ou peut constituer une entrave par rapport à ce que nous voulons faire».

Au-delà de cet accord, l’idée est, selon toujours Cheikh Tidiane Dièye, de «discuter de nos politiques sectorielles d’autant plus que nous avons une politique agricole que nous mettons en œuvre en Afrique de l’Ouest, une politique commerciale en gestation et il faudrait en identifier les menaces et les opportunités. Et librement, chaque Etat, après avoir fait tout ce débat, puisse décider selon les mécanismes démocratiques appropriés s’il veut ou pas ratifier l’accord». 

La rencontre a réuni une forte délégation de la Cedeao, une forte représentation de la société civile régionale, du secteur privé, des Parlements ainsi que beaucoup d’acteurs qui s’intéressent à ce processus.